de Litsa Boudalika (2007-2008)
Une production des Nuages en pantalon (Québec) accueillie par le Théâtre la Catapulte
Ce spectacle a remporté le PRIX OQAJ-RIDEAU lors de la Bourse Rideau 2007 - Ce prix a été remis à Jean-Philippe Joubert, pour la direction artistique et la mise en scène de Si tu veux être mon amie de la compagnie Les nuages en pantalon.
DESCRIPTION
En 1988, deux jeunes filles âgées de douze ans, l'une Palestinienne et l'autre Israélienne, esquissent une amitié fragile à travers un échange épistolaire, dans un climat de guerre permanent. Rapidement, elles s'ouvrent l'une à l'autre et échangent sur leur famille, leurs amis, leurs rêves et, évidemment, sur le conflit qui déchire leur territoire. Leur correspondance, marquée d'espoir, de tolérance et aussi de préjugés, aboutira à une rencontre à Jérusalem trois ans plus tard, en 1991. Le conflit qui sévit depuis près de soixante ans au Proche-Orient reste un sujet brûlant d'actualité. Si tu veux être mon amie propose un regard de ce qui se passe sur ce territoire déchiré, à travers la naïveté, l'espoir et les préjugés « génétiquement transmis » de deux jeunes.
Cette pièce qui s’adresse autant à un public ados qu’à un public adulte est l’adaptation d’un livre contenant les lettres authentiques échangées à l’époque et recueillies par une journaliste qui les a mis en contact. En théâtralisant ces lettres, Les Nuages en pantalon questionnent le rapport au monde des adolescents par un théâtre de mouvements et d’images qui laisse la parole à ces lettres authentiques.
DATES
- Présentée à La Nouvelle Scène (Ottawa) du 26 au 29 mars 2008
ÉQUIPE DE CRÉATION
Texte: Litsa Boudalika à partir des lettres de Galit Fink et Mervet Akram Sha’ban
Adaptation et Mise en scène: Jean-Philippe Joubert
Scénographie et éclairages: Claudia Gendreau et Jean-Philippe Joubert
Environnement sonore: Mathieu Campagna
Costumes: Claudia Gendron
Projections: Jean-François Valdenaire
Direction de production et assistance à la mise en scène: Sandra Matte
Idée originale: Éva Saïda
Distribution: Olivier Normand, Éva Saïda, Klervi Thienpont, Jean-Philippe Joubert
CRITIQUES
« Comment dire et surtout comment raconter avec beaucoup plus que des mots – avec des comédiens qui vivent, avec des images qui s’inscrivent dans un décor, des éclairages, des musiques, avec des pierres qui traînent partout sur scène – ce qui continue à se défaire là-bas tous les jours ? Et en s’adressant aux ados… Fallait être culotté ! Et c’est le moindre des compliments que l’on peut adresser aux Nuages en pantalon, une compagnie de Québec que l’on ne voit pas assez souvent dans nos parages. Les quatre comédiens […] racontent l’histoire de Galit et Mervet avec passion. Et la scénographie générale du spectacle qui repose sur l’omniprésence des pierres sait se montrer étonnamment efficace en évitant le symbolisme facile. Tout comme ce choix d’ailleurs du non-réalisme qui permet d’exprimer encore plus fortement par des images ou des chorégraphies une réalité insupportable. Bravo ! Les Nuages en pantalon affinent de plus en plus leur style : on les sent proches d’éclore en compagnie majeure…
C’est une proposition artistique forte, dure, qui laissera des traces. Et sans aucun doute une occasion extraordinaire d’aller vous y tremper avec vos ados durant la semaine de relâche…»
- Extrait de l’article De pierres et de pleurs de Michel Bélair, Le Devoir (lundi 5 mars 2007)
« C’est extrêmement touchant, c’est bien fait. […] Les interprètes sont extrêmement convaincants, c’est fait avec beaucoup de finesse et ça vaut vraiment la peine d’être vu. »
- Martine Doucet, émission C’est bien meilleur le matin, Radio-Canada 95,1 (mardi 6 mars 2007)
« C’est un très beau spectacle de soixante-quinze minutes […] La musique de la pièce est très prenante comme leur texte d’ailleurs, un texte très très beau, c’est prenant, c’est touchant. »
-Francine Grimaldi, émission Pourquoi pas dimanche, Radio-Canada 95,1 (dimanche 4 mars 2007)
« et on embarque vraiment dans ce milieu-là et dans ce qui se passe dans le conflit israélo-palestinien. C’est assez intense et les ados qui étaient là ont vraiment embarqué. C’est bien fait… »
-Ève Christian, émission Désautels, Radio-Canada 985,1 (jeudi 1er mars 2007)